Les congés d’été : toute une organisation !

#CampusManagementVétérinaire

Chaque année, les congés d’été reviennent avec leur lot de rebondissements et de contraintes ! Ils sont parfois source de tension au sein des établissements vétérinaires. Entre les souhaits de chacun, les demandes et les absences non prévues, l’organisation peut être complexe.

Rares sont les établissements vétérinaires qui ferment l’été, afin d’assurer une continuité de soins. Organiser les départs demande un temps de préparation, d’organisation et la bonne volonté de la part de toute l’équipe.

26 juin 2026

Grégory Santaner

Les risques d’une mauvaise gestion des congés

Organiser cette période peut être complexe, cependant ne pas s’en occuper devient un véritable problème. La demande de congés estivaux peut engendrer plusieurs problèmes et tensions dans l’entreprise : elles peuvent ensuite rester ancrées dans les relations entre les membres de l’équipe.
Gérer avec soin cette problématique d’une bonne manière en discutant du ressenti et des souhaits de chacun, c’est prendre soin de l’ambiance générale.
Si rien n’est organisé, l’absence des uns peut mettre en difficulté les salariés restants. Le but n’est pas de faire partir la majorité de l’équipe en congés et de laisser une charge de travail trop importante à ceux qui restent en poste.- Plans de prévention mensualisés : des abonnements lissant les coûts des vaccins, des antiparasitaires et des bilans annuels ;
Bien organiser les départs, c’est éviter une baisse de productivité de l’activité ou un déficit trop important en personnel. Une multitude de facteurs rentre en compte : l’ancienneté, le type de contrat, les contraintes personnelles ou familiales.
Attention tout de même à ce que certains salariés ne se sentent pas délaissés en fonction des critères par rapport à leurs collègues (CDI vs CDD, les salariés avec enfants et les sans enfant, les derniers arrivés et les plus anciens…) De plus, l’employeur est décisionnaire du choix final ! C’est donc vous qui devrez arbitrer en cas de demandes qui ne pourraient être toutes satisfaites. La bonne gestion de l’entreprise reste la priorité dans l’organisation des congés.

Des clés pour une adoption réussie

Introduire une nouvelle prestation ou un service médical ne garantit en rien son succès commercial, ni son adhésion par les équipes et surtout par les clients. Le management du changement requiert une fine compréhension des freins psychologiques et comportementaux des usagers.

Pour qu’une offre franchisse la barrière de la méfiance, le client doit percevoir un alignement parfait entre la technicité proposée et le confort quotidien de son animal. La valeur ajoutée doit être explicitée de manière limpide par tout le personnel soignant. Les facteurs clés de l’acceptation par les propriétaires reposent sur des critères précis :

La valeur perçue pour l’animal : la démonstration factuelle du bénéfice direct sur la santé, la longévité ou le soulagement de la douleur ;
L’accessibilité et la simplicité : un outil ou un service intuitif, fluide, ne demandant aucun effort technologique ou logistique complexe ;
La transparence tarifaire : l’absence de coûts cachés, favorisant une perception de justice financière et une visibilité budgétaire ;
L’accompagnement par l’équipe : la capacité des salariés à expliquer le sens de la nouveauté plutôt que ses seules modalités techniques.


Créer votre premier focus group

Une très bonne méthode pour susciter ou valider de futurs services consiste à co-construire l’offre avec vos clients via un focus group. Cet outil managérial de recherche qualitative permet de faire émerger des besoins latents que de simples questionnaires quantitatifs ne détectent pas facilement.
Pour mener à bien cette démarche collaborative au sein de votre clinique, voici un protocole pour réaliser votre premier focus group :

1. Ciblage et recrutement des participants
Sélectionnez un panel de 6 à 8 clients maximum pour garantir la fluidité des échanges. Veillez à la représentativité de votre fichier : un tiers de clients technophiles, un tiers de profils seniors attachés aux traditions, et un tiers de propriétaires de nouveaux animaux de compagnie (NAC) ou de jeunes animaux. Offrez une compensation symbolique (un bon d’achat sur la nutrition ou un produit de soins) pour valoriser leur engagement.

2. Logistique et posture d’animation
Organisez la session en dehors des heures d’ouverture habituelles, idéalement dans une salle de réunion neutre ou un espace d’accueil réaménagé en cercle. La réunion doit durer 60 à 90 minutes. Idéalement, confiez l’animation à un tiers extérieur afin d’éliminer les biais de complaisance. En effet, les participants pourraient ne pas oser formuler de critiques constructives face à leur vétérinaire habituel.

3. Déroulement et techniques de projection
Débutez par une phase d’introduction de 10 minutes pour poser les règles de bienveillance et de confidentialité. Consacrez ensuite 40 minutes à l’analyse du parcours actuel (irritants en salle d’attente, difficultés de communication).

Utilisez les 40 dernières minutes pour stimuler la créativité en utilisant des questions projectives, comme par exemple : « Si notre clinique disposait d’un budget illimité pour vous simplifier la vie, que ferait-elle ? » Enregistrez la session (avec l’accord écrit des participants) pour analyser ultérieurement la mine d’or managériale que constituent ces verbatims.

Associer réellement vos clients à cette démarche collaborative vous permettra de dénicher de précieuses opportunités d’innovation. C’est ainsi que vous préparerez au mieux votre clinique vétérinaire à répondre, de manière proactive, aux besoins des clients de demain.

📚 Sources

Coe, J. B., Adams, C. L., & Bonnett, B. N. (2008). A focus group study of veterinarians’ and pet owners’ perceptions of veterinarian-client communication in companion animal practice. Journal of the American Veterinary Medical Association, 233(7), 1072-1080.
Littleton, M., & Hughes, C. (2026). A brief guide to qualitative research in veterinary science: interviews, focus groups, surveys and reflexive thematic analysis for practitioners and researchers. New Zealand Veterinary Journal, 74(2), 55-63.


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